Recensement et bilan du traitement des points noirs de la trame verte - Bilan 2014

Publié le mercredi 17 juin 2015 -->


Recensement et bilan du traitement des points noirs de la trame verte

Contexte et objectifs

La Trame verte et bleue est une démarche qui vise à maintenir et à reconstituer un réseau d’échanges sur le territoire national pour que les espèces animales et végétales puissent communiquer, circuler, s’alimenter, se reproduire, se reposer…

La trame verte se compose :

  • de réservoirs de biodiversité qui sont des espaces dans lesquels la biodiversité, rare ou commune, menacée ou non, est la plus riche ou la mieux représentée…
  • … reliés de manière fonctionnelle par des corridors écologiques permettant le déplacement des espèces.
  • Issus des lois Grenelle (3 Août 2009 et 12 juillet 2010), les Schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE) identifient et favorisent la mise en œuvre d’actions favorables à la trame verte et bleue.

Avant même l’obligation d’élaborer en régions des Schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE), le Conseil régional Rhône-Alpes avait lancé la démarche RERA (Réseau Ecologique de Rhône-Alpes). Cela a permis l’élaboration d’une base de données des points de conflits, ponctuels ou linéaires, recensés à l’échelle de la région. Quatre types de conflits sont recensés, en lien avec les différents types d’obstacles retenus (routier, ferré, canal, …) : collision, collision et/ou écrasement, et dans une moindre mesure coupure de l’axe de déplacement et noyade.

En 2012-2013, un travail complémentaire très important a permis d’aboutir au SRCE. Des bases de données supplémentaires ont été intégrées (comme la base des sites d’écrasement amphibiens de la LPO), ainsi que des avis d’experts recueillis à l’occasion de réunions territoriales.

Parmi les objectifs affichés dans le SRCE, l’amélioration de la connaissance de l’impact des infrastructures sur les continuités écologiques doit permettre de mieux connaître les points noirs et d’engager des actions de restauration.

L’objectif de présente action est de recenser, cartographier et porter à connaissance les points noirs entraînant la mort des animaux sauvages, en utilisant une typologie commune.

Moyens et résultats

Au cours de l’année 2014, un travail préliminaire de synthèse des connaissances disponibles dans le réseau LPO a été réalisé.

12 584 données sont actuellement disponibles dans les bases de données LPO, le graphique en présente la répartition par groupe taxonomique.

Des premiers tests ont été réalisés pour hiérarchiser ces sites en fonction de l’importance de la mortalité. Ainsi quelques tronçons fortement accidentogènes pour la faune ont été identifiés. C’est par exemple le cas de la 2x2 voies du Pays de Gex sur laquelle une réflexion a été initiée par le Conseil général de l’Ain pour tester l’efficacité des passages inférieurs existants et si nécessaire mettre en place un passage à faune supérieur.

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Perspectives

Ce travail sera poursuivi au cours de l’année 2015 avec le renfort d’une stagiaire. Ses missions seront notamment d’approfondir les premières analyses pour identifier les sites les plus meurtriers pour la faune. Ainsi, les analyses pourront prendre en compte différents éléments comme la pression de prospection.

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