Les questions habituelles

Publié le mardi 28 octobre 2008 -->


Les questions fréquemment posées à propos du suivi des mangeoires

Est ce que l’heure d’observation est importante ?

Oui, la période d’observation de votre suivi influence la diversité en espèces et le nombre de contacts. Les oiseaux sont généralement plus actifs tôt en journée, cherchant de la nourriture après leur nuit d’hiver.

  • Nous préconisons un suivi réalisé le matin.
  • Beaucoup d’observateurs participent au suivi des mêmes espèces, donc les résultats d’ensemble restent valides.

Est ce que la météo a une importance ?

Bien sûr, le temps qu’il fait modifie sensiblement le nombre d’oiseaux que vous verrez jour après jour. Une vague de froid ou la présence de neige au sol engendre aussitôt un afflux aux mangeoires :

  • Nos analyses d’ensemble sur le long terme, basées sur un grand nombre de sites et de dates, ne sont pas affectées par les fluctuations quotidiennes du temps qu’il fait.
  • La météo nationale enregistre tous les jours le temps qu’il fait, vous n’avez donc pas besoin de le noter.

Mon jardin est il convenable pour faire un suivi ?

Tous les sites d’observations, même en ville, sont valables. Une mangeoire sur un rebord de fenêtre d’appartement urbain suffit.
Lors de votre inscription, vous pourrez décrire le type de "jardin" où vous observez. Ce facteur sera pris en compte dans les analyses et synthèses.
Il n’y a pas que les grands parcs qui méritent un suivi, bien au contraire, un nombre varié de configurations nous intéresse à la campagne comme en ville.

Comment transmettre mes résultats ?

  • Envoyez les simplement par Internet en suivant ces instructions.
  • Les fiches papier ne servent que chez vous, ne les envoyez pas.

Comment la LPO Coordination Rhône-Alpes (anciennement CORA Faune Sauvage) va utiliser mes observations ?

  • Au niveau de la région Rhône-Alpes entière, la LPO Coordination Rhône-Alpes fera les analyses statistiques et les comptes-rendus de synthèse, publiés sur ce site.
  • Vos observations seront utilisées également par "Vigie Nature", du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.

Quels résultats attendez vous de ce programme ?

Notre but est de mieux connaître la faune dite "commune", par l’intermédiaire d’un programme simple de "science participative" accessible et ouvert à tous. Des suivis similaires existent déjà pour les papillons des jardins en France, ou pour les oiseaux mais pour l’instant seulement en Grande-Bretagne, aux USA ou au Canada... Un nombre élevé de sites de suivi est nécessaire pour assurer la validité des résultats.

Nous souhaitons, sur le long terme, déterminer les tendances d’évolution au fil des ans des populations de faune des jardins à travers toute la région de manière à répondre à ce type de problématiques :

  • Y a-t-il des espèces communes en déclin dans notre région ?
  • Comment varient les populations d’oiseaux selon les différents types de jardins ?
  • Quel sont les effets de la météorologie (vagues de froid, neige, sécheresse) sur le comportement des oiseaux familiers ?
  • Comment les espèces sont-elles distribuées dans l’espace, à travers les différents milieux ?
  • Comment les jardins sont-ils utilisés comme habitats par la faune sauvage ?

Pourquoi ma participation individuelle est elle si importante ?

C’est la combinaison d’informations locales provenant de nombreux participants qui permet de tirer des conclusions statistiquement fondées et de fournir une vue d’ensemble fiable.
Les résultats peuvent ensuite être décomposées à l’échelle départementale, ou d’une ville, pour dégager des tendances plus locales. Nous ignorons par exemple beaucoup de choses sur les effectifs de pigeons domestiques ou de moineaux en ville.
Une cartographie des espèces pour visualiser leur abondance et leur répartition n’est possible qu’avec de nombreux sites de suivi.

Est-ce réaliste de faire ce type de suivi ?

Nous n’envisageons pas de compter tous les oiseaux de la région, une tâche impossible, mais d’échantillonner une partie des effectifs, de la même manière aux mêmes endroits chaque année.
Ce protocole permettra donc de déterminer des répartitions, des vagues d’arrivées et de départ, des changements de tendances temporelles...

Est il nécessaire d’enregistrer la météo en même temps ?

Vous n’avez pas besoin de noter ce facteur. En effet, sur de longues périodes et à travers un vaste réseau de suivi, les fluctuations climatiques apparaissent comme étant un simple facteur de bruit aléatoire puisque l’on réalise des comptages dans toute une gamme de conditions météorologiques. Les effets de la météo sur le long terme ne se voient plus.
En revanche, les effets de la météo sont intéressants à analyser sur le court terme, mais des archives climatiques sont disponibles par ailleurs.

Je ne vois que peu d’oiseaux, est-ce un problème ?

Non, car vous êtes nombreux à participer au suivi, et d’autres observateurs avec davantage d’espèces viennent équilibrer les cumuls. Cela n’affecte donc pas les résultats d’ensemble. L’existence d’un faible nombre d’espèces dans un endroit donné est en soi un résultat intéressant !

Pourquoi faire ce suivi toute l’année ?

  • Pour mieux connaître la phénologie saisonnière des espèces. Votre participation régulière est donc fortement souhaitée.
  • Si vous ne participez que ponctuellement, faites le plutôt en hiver. C’est la meilleure saison pour suivre les oiseaux des jardins, car le froid et la neige conduisent beaucoup plus d’individus et d’espèces à visiter nos jardins pour y rechercher de la nourriture ou un abri. Les mangeoires ne sont d’ailleurs pas nécessaires le reste de l’année.
  • Un suivi estival de vos nichoirs viendra très utilement compléter le suivi hivernal mangeoires.

A quoi ça sert ?

Nos voisins britanniques ont mis en place un programme de ce type bien avant nous. Leur précieuse expérience dans ce domaine démontre l’intérêt particulier de ce type de suivi par rapport aux autres protocoles :

  • Très grand nombre d’observateurs.
  • Répartition spatiale massive.
    Ils ont ainsi découvert que des espèces censées être "communes" et vivant au contact direct de l’homme comme le Moineau domestique ou le Moineau friquet pouvaient fortement décliner au fil des ans !

Ce suivi est donc un formidable outil collectif d’analyse et de diagnostic de la faune qui nous entoure au quotidien.

C’est aussi le moyen de faire découvrir à tous la richesse faunistique de proximité.

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