Pour une transition énergétique qui ne mette pas en danger la biodiversité !

Publié le lundi 1er juin 2015 -->


Les Conservatoires d’Espaces naturels de Languedoc-Roussillon et de PACA, et la LPO Rhône-Alpes ont en charge la coordination et la mise en œuvre du PNA en faveur
de l’aigle de Bonelli. Ces associations ont souhaité, par un courrier du 10/12/2014, attirer l’attention de Madame la Ministre de l’écologie au sujet de la prise en compte de la politique PNA aigle de Bonelli dans le cadre du développement des énergies renouvelables.

En effet, alors que le précédent Ministre de l’écologie avait missionné le Préfet de région et le Directeur de la DREAL Languedoc-Roussillon, sur la mise en œuvre du nouveau PNA (2014-2023) et leurs demandait d’être particulièrement attentifs au sujet du développement des projets éoliens et photovoltaïques au sol sur les zones occupées par l’espèce, les opérateurs du PNA constatent l’absence d’application effective de ces recommandations. S’appuyant sur plusieurs exemples, le courrier met en exergue des autorisations de projets d’installation et d’extension de fermes éoliennes sur 2 domaines vitaux de couples d’aigles (Hérault et Bouches-du-Rhône) et de 2 projets en cours d’instruction de centrales photovoltaïques situées dans 2 domaines vitaux de couples d’aigles (Bouches-du-Rhône).

Par ce courrier, il est demandé une meilleure prise en compte de la biodiversité dans le cadre des appels à projets et de l’instruction des dossiers de permis de construire/ICPE. Il est relevé que dans le cahier des charges des appels d’offres de la Commission de Régulation de l’Energie, la prise en compte des enjeux de biodiversité ne compte que pour 10 % de la note globale (10 points sur 100 en 2014) et n’est jamais déclassante. Il est demandé à Madame la Ministre de
réaffirmer auprès des préfets concernés leur obligation de prise en compte des enjeux patrimoniaux et notamment de l’aigle de Bonelli.