Comité Régional Avifaune de Rhône-Alpes - Bilan 2014


Publié le mardi 25 août 2015

Mis à jour le vendredi 24 juin 2016


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Contexte et objectifs

Dans le cadre du Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), en Rhône-Alpes les acteurs de la protection de la nature ont la volonté de protéger la trame aérienne. Dans ce cadre, la LPO Rhône-Alpes a proposé dès 2012 que soit mis en place un Comité régional avifaune opérationnel (CRA RA). Après concertation avec d’autres acteurs, ce comité a été constitué, il est composé de RTE, ERDF, ASTERS (interlocuteur des gestionnaires d’espaces naturels) et la LPO Rhône-Alpes (interlocuteur des associations naturalistes).

Le CRA RA a pour but de faciliter le travail en partenariat à l’échelle régionale et d’impulser des actions locales. Son rôle est de coordonner les actions sur la région, en accord avec les entreprises, les naturalistes et gestionnaires. Parmi ses axes de travail : les priorités de programmation de travaux en faveur de l’avifaune, les outils et modalités de recueil et d’analyse des données, le suivi et l’évaluation des actions réalisées...

Moyens et résultats

La charte du CRA RA a été signée le 23 juin 2014 dans les locaux de la Région Rhône-Alpes à Lyon. Cette charte définit les rôles de chacun. La LPO RA est animatrice du CRA RA. Le financement de l’animation est assuré par les 2 entreprises mais aussi par la région Rhône-Alpes et, en 2014, la Fondation Patagonia. Un annuaire des interlocuteurs et un tableau de bord commun de suivi des actions ont été réalisés et diffusés aux partenaires. Des conventions de partenariat sont en cours sur 6 départements. La LPO RA a organisé plusieurs réunions regroupant les partenaires du CRA RA pour définir ensemble la gouvernance, le fonctionnement, le calendrier de travail, et rédigé la charte).

Un 1er groupe de travail réunissant les partenaires a été organisé le 11 juin 2014 pour déterminer une méthode d’échange des données informatiques (entreprises/naturalistes). Le choix s’est porté sur celle développée par le Parc national de la Vanoise (Application Avifaune Savoie et Lignes électriques). Un déploiement sur les 8 départements de Rhône-Alpes est à l’étude.

Un 2e groupe de travail a eu lieu le 16 septembre 2014, dans le but de définir les priorités d’actions en fonction des enjeux de conservation régionale des espèces. Une liste, à 3 niveaux de priorités, a été déterminée (19 espèces dont 5 de 1ère priorité). Une cartographie des zones d’emprise de ces espèces est en cours d’élaboration, elle a vocation à être une carte d’alerte auprès des entreprises lors de la programmation des travaux.

Le suivi des bases de données du portail régional VisioNature (LPO) et des gestionnaires (ASTERS, PN Vanoise) ont permis d’enregistrer en 2014, 34 cas de mortalité : 67% concernent des électrocutions, 18% des percussions. En 2014, les travaux de neutralisation représentent chez ERDF 86 poteaux et 1,9 km de lignes balisées et chez RTE, 16 km de lignes THT (Vallée du Rhône). Une évaluation des nouvelles balises Avisphère (RTE) est en cours dans la Réserve Naturelle Nationale de la Platière.

Concernant la sensibilisation des acteurs, deux formations auprès des agents des entreprises ont été assurées par la LPO RA et la LPO Savoie.

Perspectives

La mise en place d’un outil d’échange des données informatiques devrait aboutir en 2015 avec le déploiement de l’application du PN Vanoise à l’échelle régionale. La cartographie des priorités destinée aux entreprises sera fournie courant 2015.

Les travaux de neutralisation devraient pouvoir augmenter en 2015 et les prochaines années, au fur et mesure de la signature de nouvelles conventions départementales. La mise en œuvre d’une programmation partagée des travaux de neutralisation à l’échelle régionale n’a pas encore aboutie. Elle dépend notamment de la définition des priorités et pourra donc débuter en 2015. Dans cet objectif, il serait profitable en tenant compte des travaux en cours, de parvenir à réaliser une programmation en fonction des enjeux de conservation espèces (espèces de 1ère priorité) que l’on pourrait identifier à partir des zones de sensibilité majeur.

La sensibilisation et la formation des agents des entreprises et des naturalistes doit se renforcer, notamment par la mise en place d’outils (fiches) ceci pour améliorer de recueil des données de mortalité. La sensibilisation du public pourrait être facilitée par l’utilisation des outils de communication conçus par ASTERS dans le cadre du Life GypHelp (exposition, plaquette…).