Crave à bec rouge

Publié le mercredi 27 février 2008


Crave à bec rouge Pyrrhocorax pyrrhocorax

Angl. : Red-billed Chough
All. : Alpenkrähe
It. : Gracchio corallino

Espèce paléomontagnarde, le Crave à bec rouge montre une distribution très fragmentée dans le bassin méditerranéen et sur la façade atlantique d’Europe occidentale, plus régulière en Asie, de la Turquie à la Chine. Une population isolée existe aussi en Ethiopie. En France, le Crave est présent en Bretagne, dans les Pyrénées, le Massif central et les Alpes, où il se reproduit de la Savoie aux Alpes Maritimes.

En Rhône-Alpes, le Crave à bec rouge a toujours été rare et sa distribution sporadique ; il se reproduit au sud de la Savoie, dans l’Isère et la Drôme. En Haute-Savoie, aucune nidification n’a été notée depuis 1973 et le dernier cas remonte à 1976 ([N]). Ce sont les massifs internes et méridionaux, plus sporadiquement les Préalpes qui sont occupés ; dans les vallées principales du massif de la Vanoise, la situation appraît similaire (Martinot et Lebreton 1998). Il semble que le total régional excède 200 couples, dont la moitié dans le département de l’Isère. La présence de ce corvidé rupestre est conditionnée par l’existence de falaises pour la nidification, de préférence bien exposées (celles-ci peuvent être remplacées par des bâtiments) et de pâturages ras. Dans la région Rhône-Alpes, l’espèce niche entre 2 200 et 3 060 m (Martinot et Lebreton 1998), mais dans la Drôme des sites de nidification sont signalés aux alentours de 1000 m. En hiver, de petits groupes peuvent être observés (maximum récent de 30 individus à Besse - 38). Nos connaissances sur l’écologie et la biologie de cette espèce sont bien fragmentaires.

On a beaucoup parlé de la raréfaction du Crave en France. En fait, si le retrait de Bretagne est bien réel, les populations de montagne semblent plutôt stables. En l’état actuel de nos connaissances, il est difficile de se prononcer sur l’évolution des effectifs en Rhône-Alpes car les informations concernant cette espèce sont réduites.

Alexandre Renaudier