La situation du milan royal en Isère est très mal connue (2 couples reproducteurs suivis dans le Trièves), et tout montre que la population est en augmentation. Il était intéressant de réaliser cette journée de prospection sur la base de différents indices de site de reproduction connus, certains faibles, d’autres anciens, et d’essayer de compléter cette connaissance.

Cartes des observations printanières

La date du 21 mars est choisie pour être dans la période d’activité la plus forte des milans, entre l’installation sur leur site, la défense de ce territoire, la recharge de l’aire et avant qu’ils couvent et deviennent très discrets.

Les conditions météo sont très bonnes pour cette journée, soleil le matin et un peu de vent pour favoriser le vol des rapaces…

Milan royal rechargeant son nid © Ollivier Daeye

Nous sommes 30 observateurs et observatrices réparti·es dans 9 équipes sur la Bièvre, le Grésivaudan, la Mathésine, le Trièves, le Vals du Dauphiné et le Voironnais. Toutes les équipes contactent des milans royaux, mais ceux-ci résistent et ne livrent pas ou peu d’indices complémentaires. Nous ne confirmerons aucun nouveau couple, mais les indices sont suffisants sur certains sites pour nous encourager à revenir voir.

© Ollivier DAEYE

Les équipes se sont aussi laissées distraire par d’autres espèces de rapaces, au total : vautour moine, vautour fauve, aigle royal, circaète Jean-le-Blanc, buse variable, milan noir, autour des palombes, épervier d’Europe, faucon crécerelle…

En conclusion, le résultat de cette journée de prospection peut paraitre faible. Cela montre la difficulté (et donc la beauté, le plaisir…) de prospecter en particulier les rapaces, nécessitant souvent des heures, des jours d’observation et parfois sur plusieurs saisons pour percer leurs secrets.

Nous voyons aussi l’intérêt d’avoir des informations fiables, précises et de qualité. Vous pouvez pour cela remonter vos observations intéressantes pour les suivis de reproduction (comportement nuptial, défense de territoire, jeune de l’année en été, etc.) sans extrapolation (2 individus d’une espèce ensemble n’en font pas un couple reproducteur, mais c’est un indice important).

Vous pouvez les transmettre dans la base Faune AuRA (en précisant un code Atlas) et/ou au coordinateur de l’espèce (ou via l’accueil de la LPO).

Et puis cette journée a permis de passer un bon moment ensemble dans la nature, se rencontrer, apprendre à l’autre, apprendre de l’autre.

Un grand merci aux participants :

Emma BIANCALANA, Max BONNEVILLE, Guillaume BROUARD, Emmanuel CAPPE, Sarah CAZES, Ollivier DAEYE, Clovis DEMORTAIN, Luc DENOUX, Frédérique DESSEUX, Christian DREVET, Jérémy FOURNIER, Yolas GOMES, Marie GREA, Élodie GUILHOT, Mathieu JEAN, René LACHAUX, Géraldine LE DUC, Béatrice LIETAR, Marie-Pierre LIOTARD, Lauren MCSWEENEY, Lou-Ann MIET-ZWOLINSKI, Hugo MURIENNE, Élisa RATAYZYK, Ilona RODRIGUEZ, Chloé ROGNERUD, Jacques SAUTIER, Thibaud SEVENNEC, Elsa TEYSSIER, Constance THOMAS, Louis VIVIER

Ollivier Daeye (Coordinateur milan royal pour l’Isère) et Guillaume Brouard (chargé de mission LPO)