L’idée était simple : se faire plaisir et partir à la recherche d’espèces peu communes voire absentes de notre secteur. Un groupe se constitue rapidement lors de notre réunion de Mai.
On avait décidé de quitter l’Ardèche et de s’expatrier sur les plateaux de la Haute Loire ; finalement pas très loin…
Objectif : la Pie-grièche grise et le Tarier des prés.
La Pie-grièche grise, beau passereau de taille moyenne est un prédateur qui se nourrit de petits campagnols, d’insectes, de lézards ou encore d’amphibiens. Comme sa cousine la Pie-grièche écorcheur, plus commune ici, elle aménage des « lardoirs » où elle stocke ses proies. Elle affectionne les espaces ouverts parsemés d’épineux et se laisse souvent observer perchée au sommet d’un arbre ou sur un fil électrique.
En France, l’espèce est en forte régression, principalement en raison de l’intensification des
pratiques agricoles. Le Massif Central est un de ses derniers bastions.

Pie-grièche grise © Christian Taillandier

On est finalement six à 7h du matin à Lalouvesc. Un petit groupe c’est bien, on est plus discrets, plus mobiles et on a plus de chances de faire de belles observations. Et c’est exactement ce qui s’est passé !

On avait fait des repérages, les conditions météo étaient idéales, on était bien équipés en lunettes et jumelles et on a pu profiter de la paire offerte au GLAD par la LPO. Tout bien quoi… Et puis on a eu de la chance ; ça compte !
Avant de partir, on avait un peu peur d’avoir des difficultés à trouver la Pie-grièche grise mais finalement on a pu en observer huit. On a même eu l’immense chance d’assister au nourrissage d’un jeune par un adulte !
Et puis le Tarier des prés, presque aussi courant sur le plateau que son cousin le Tarier pâtre l’est par chez nous, nous a permis d’affiner nos qualités d’observateur.ices, en appréciant les différences avec ce dernier.

Toute la journée on a enchainé les observations, la Pie-grièche écorcheur (la petite cousine), beaucoup de rapaces, des Tariers pâtres et des prés … On a guetté (en vain) le retour au nid d’un couple de Milans. Et, pour finir la journée en beauté, un jeune Busard cendré nous a expliqué en détail la méthode utilisée pour décortiquer une Grande Sauterelle verte. Très instructif.
Une journée riche et intense qui s’est terminée à 20h30 par l’observation de tritons alpestres dans
une mare de Lalouvesc.

Yvan – Bénévole du groupe local de l’Ay au Doux de la LPO AuRA de Drôme-Ardèche

© Gaëlle Rousseaux