Dans le cadre du dispositif national de la LPO « Enquête rapaces diurnes » lancé en 2026 conjointement avec le CNRS, qui vise à estimer la taille des populations nicheuses de rapaces diurnes sur le territoire français, la LPO AuRA DT Loire s’est vue attribuer 10 carrés tirés au sort sur le département.
Mais en quoi consiste ce dispositif ?
- Une surface de prospection carrée, de 2,5 km x 2,5 km ;
- 10 points d’observation à répartir par les prospecteurs sur ce carré, plutôt en zone haute et dégagée pour faciliter la détection des rapaces ;
- 6 sessions d’observation à répartir entre mars et juillet, avec minimum 20 jours d’écart entre 2 sessions ;
- 30 min de prospection par point et par session ;
- rentrer les données sur Naturalist de rapaces observés lors de ces sessions de prospections, afin de déterminer des territoires de couples de rapaces.



Les bénévoles du groupe jeunes (GJ en abrégé) ont pu sélectionner l’un des carrés, sur la commune de Saint-Marcellin-en-Forez.
Première étape ? Une réunion de préparation le 15 février matin. Elle a permis aux membres du groupe jeunes présents de prendre connaissance du protocole et de prédéfinir les 10 points d’observation par vue satellite, en prenant en compte la topographie, la végétation et la répartition dans le carré.
Rendez-vous ensuite sur le site l’après-midi, afin de prendre connaissance du lieu, de la réalité du terrain et de confirmer la pertinence des 10 emplacements présélectionnés.
Par la suite, chaque session a suivi le même schéma :
- Rendez-vous de bon matin – accompagné des traditionnelles viennoiseries ! –
- Constitution des groupes et répartition sur les différents points,
- Sur le point d’observation : une personne lance sur Naturalist le comptage du protocole « Enquête rapaces diurnes ».
- Pendant 30 min, chaque rapace repéré dans le carré est suivi puis noté sur la carte par la personne en charge du comptage sur Naturalist,
- Une liste classique d’oiseaux sur Naturalist était volontiers réalisée en parallèle du protocole rapaces et d’autres taxons (insectes ou mammifères par exemple) pouvaient aussi être observés,
- Réunion des membres pour faire le dernier point tous ensemble, en général au point n°10 qui comporte un beau panorama,
- Au terme de la session, concertations sur les individus vus et suppositions sur les différents territoires à placer sur la carte,
- Réunion des 2 co-coordinateurs du suivi le soir même ou le lendemain pour établir plus précisément les territoires et individus cantonnés et les inscrire sur l’interface en ligne RAPTERR.



Au terme de la 6ème et dernière session, une carte finale des territoires identifiés dresse le bilan suivant : 4 couples de milan noir (Milvus migrans), 4 couples de buse variable (Buteo buteo), 4 couples de faucon crécerelle (Falco tinnunculus) et 1 couple d’épervier d’Europe (Accipiter nisus) sont présents sur le carré.
Le protocole fut particulièrement apprécié par les membres du GJ, qui sont venus en nombre pour participer à cette enquête nationale (15 participants différents au total !). Le brassage des groupes au cours des différentes sessions a permis d’apprendre les uns des autres, de pouvoir échanger et de sympathiser entre membres.


Ysatis, ayant participé au suivi, vous parle de cette expérience :
« Pour ma part je n’ai participé qu’à 1 session au printemps mais c’était une expérience très sympa.
Moi qui ne suis pas experte en ornitho, ça m’a permis d’appréhender les protocoles utilisés pour les suivis rapaces diurnes. De réviser les chants d’oiseaux et de faire de belles rencontres ! Je ne suis plus dans la Loire aujourd’hui mais je garde un très bon souvenir du groupe jeunes LPO. »
Et un mot de Frank, coordinateur du groupe jeunes alors :
« Le Groupe Jeunes a pleinement su se mobiliser sur ce protocole, se relayant sans cesse sur chacune des nombreuses sessions permettant d’être efficace et d’assurer le suivi en, globalement, une demi-journée à chaque fois avec la formation de plusieurs équipes en parallèles, limitant les biais météorologiques, notamment lors de la canicule des derniers passages.
Ce relai a également permis d’avoir sans cesse quelqu’un qui connaissait les points d’observations pour mener chaque équipe. Le nombre permettait également d’avoir sans cesse quelqu’un qui connaissait le protocole et son objectif pour l’expliquer à ceux dont c’était la première session. Enfin ce nombre permettait d’avoir sans cesse de nombreuses paires d’yeux nécessaires pour ce type de protocole ainsi que des personnes aptes à reconnaître les rapaces et à échanger les uns les autres sur des conseils d’identification, leur biologie, écologie etc. et ça toujours dans un esprit très convivial, signature du GJ, entrecoupé de viennoiseries le matin et de pique-nique le midi pour passer, comme toujours de chouettes moments tous ensemble, que l’on prolongeait parfois après les inventaires en balades.«
Merci et bravo à toutes les personnes ayant participé : Elodie ACHIN, Marvin BRANCON, Laureen BRUNET, Nolann FELLOT, Raphaël FUSTER, Laura GUFFLET, Matis LAURENT, Ysatis MAHJOUB-BONNAIRE, Fabrice MOLLARD, Julie MONTAUT, Olivier MOREL, Clémentine VEROT, Chloé VULLO et nous nous joignons aux membres du GJ pour remercier tout particulièrement Quentin FERLAT qui fut en charge du protocole et Frank GOUTAUDIER qui fut son aide de camp (GJ : « nous les remercions également et même davantage pour les viennoiseries apportées chaque matin qui ravirent tous les naturalistes présents ! »).
Nous remercions également tous les autres bénévoles ayant pris part à ce suivi sur d’autres carrés et sans qui, il serait impossible d’effectuer ce protocole dans la Loire.
Si vous êtes intéressé.e pour participer l’année prochaine, contactez-nous à loire@lpo.fr.