La rédaction de cette série d’articles est permise grâce à la convention annuelle entre la LPO AuRA – Loire et la Ville de Saint-Étienne.
L’action Piqu’en Loire a pour ambition de sensibiliser au hérisson d’Europe et de mettre en place des actions d’aménagements en faveur de ce mammifère « quasi menacé » dans les espaces verts de particuliers et de la ville.
La naissance des hérissons
Peu après la sortie d’hibernation, généralement autour du mois de mars, la saison de reproduction commence. Les mâles partent alors à la recherche des femelles.
La reproduction connait 2 pics successifs : le premier, le plus important, au printemps dès le mois de mars, et le second à la fin de l’été, entre août et septembre. Durant ces périodes, les mâles dépensent beaucoup d’énergie pour trouver une partenaire et rivaliser avec leurs congénères.
Une fois la femelle trouvée, l’accouplement peut avoir lieu, puis les 2 partenaires se séparent. Après une trentaine de jours de gestation, la femelle met seule au monde 4 à 5 petits dans un nid soigneusement aménagé sous des débris végétaux. A la naissance, les jeunes hérissons sont aveugles, roses et nus. Leurs piquants, déjà présents, sont recouverts d’une fine peau protectrice qui facilite la mise bas. La mère assure seule leur protection et les allaite pendant 7 à 8 semaines.
Illustration © Cécile Rousse pour l’OISEAU MAG Junior – plus d’information ici.

Que faire si je croise un hérisson au printemps ?

Il est important de prendre le temps d’observer le hérisson à distance, sans être vu ni entendu, afin de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un individu en bonne santé avant de le ramasser. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter un centre de sauvegarde, qui pourra vous conseiller. Ramasser un hérisson sans qu’il ne soit en détresse peut avoir de graves conséquences, dramatiques, notamment s’il s’agit d’une femelle allaitante, ce qui mettrait en danger toute sa portée. (Mission hérisson LPO)
Illustration © Cécile Rousse pour l’OISEAU MAG Junior – plus d’information ici.
Si vous rencontrez un hérisson en pleine nuit dans votre jardin, dans un espace public ou au bord d’une route, et qu’il est actif, il est très probablement en bonne santé : laissez-le poursuivre son chemin tranquillement. En revanche, si vous découvrez un hérisson immobile en pleine journée, approchez-vous doucement pour l’observer.
S’il se met en boule ou émet des grognements à votre approche, laissez-le tranquille et revenez un peu plus tard.
S’il n’a pas bougé, la situation peut être anormale. Si en observant l’animal de plus près, vous constatez des signes inquiétants (blessure, boiterie, plaie, présence de mouches, d’œufs ou de larves), le hérisson est en détresse et nécessite une prise en charge rapide. Dans ce cas, placez-le délicatement dans un carton percé de trous, avec une litière de journaux et un tissu polaire. Utilisez des gants ou une serviette pliée pour le manipuler, puis installez-le dans un endroit calme à l’abri des animaux domestiques et des enfants. Il est important de ne pas le nourrir, ni lui donner à boire car cela pourrait aggraver son état. Contactez au plus vite un centre de sauvegarde de la faune sauvage habilité qui vous donnera des conseils et pourra prendre en charge l’animal. (Mission hérisson LPO)

Illustration © Marion Métrat
Faites remonter vos observations !
- L’enquête nationale de la LPO missionherisson.org
L’objectif est d’étudier les évolutions de populations pour connaître l’état de santé du Hérisson en France !
En 2024 2013 participants et 16 091 empreintes collectées.
- Faune AuRA : faune-aura.org (web) ou NaturaList (smarphone)
Un outil de sciences participatives pour noter ses observations facilement sur le terrain avec son téléphone. Ces données permettront de mettre à jour la cartographie sur la ville de Saint-Etienne.
- L’Opération Hérisson de la FNE fne.asso.fr/operation-herisson
Une campagne scientifique participative de récolte des observations.
Capture d’écran application Naturalist (LPO) pour noter une observation.

Déconstruire les idées reçues – Faut-il donner du lait au hérisson ?
En raison du manque de données scientifiques précises et du statut de protection de l’espèce, la LPO ne recommande pas de nourrir le hérisson d’Europe. An animal sauvage, il est capable de trouver sa nourriture par ses propres moyens. Plutôt que de proposer une alimentation artificielle, potentiellement mortelle (pain et lait), il est préférable d’adopter des pratiques de jardinage écologiques qui favorisent la présence de ses en proies naturelles. De plus, le nourrissage peut habituer l’animal à la présence humaine et modifier son comportement. La LPO encourage cependant les citoyens à laisser une petite gamelle d’eau peu profonde à disposition, en particulier en période estivale. En plus de profiter aux hérissons, elle pourra servir de points d’eau pour de nombreuses espèces présentes dans les jardins (oiseaux, insectes, petits mammifères…).
Photo © Emmanuel Véricel


Envie d’agir pour le hérisson d’Europe ? Envie de découvrir les aménagements favorable à ce petit mammifère facilement dans son jardin ?
La rédaction de cette série d’article est permise grâce à la convention annuelle entre la LPO AuRA – Loire et la Ville de Saint-Étienne. L’action Piqu’en Loire a pour ambition de sensibiliser au hérisson d’Europe et de mettre en place des actions d’aménagement en faveur de ce mammifère « quasi menacé » dans les espaces verts de particuliers et de la ville.
Pour voir les autres articles « Piqu’en Loire », cliquer ici