Protocole de prospection


Sites à prospecter  :
Les épreintes et autres déjections ou sécrétions sont systématiques ou quasi-systématiques déposées à proximité :

  • D’un pont (dessous, tous les passages à sec, juste en amont, juste en aval)
  • D’une confluence
  • D’une île (pointe amont et aval)
  • D’une construction artificielle sur les berges : buse, vanne, bonde de vidange, marches d’escalier …
    Elles se rencontrent aussi fréquemment sur :
  • tout promontoire hors de l’eau : pierre, tronc d’arbre couché …
  • toute proéminence ou rupture sur les berges : au pied d’un arbre, sur une motte d’herbes, sous les arbustes et les petits taillis …
  • Les « substrats minoritaire », tout élément remarquable dans le paysage (un rocher au milieu d’une pelouse, ou une touffe d’herbe au milieu des galets)
    Si vous souhaitez participer à des prospections, n’hésitez pas à solliciter votre coordinateur départemental pour qu’il vous suggère des sites à prospecter (en fonction de la potentialité des sites ou des données historiques)

Protocole standardisé  :

  • Téléchargez cette fiche Protocole de prospection
  • Voir également le protocole de récolte de matériel génétique

Ce premier protocole découle de la méthodologie standard préconisée par le Groupe Loutre International de l’UICN (Reuther et al, 2000). Il est adapté à nos prospections locales où la stratégie nous conduit plus à raisonner sur la présence/absence (ce qui permet d’attester les dates de colonisations).

  • Départ : le site ou point de départ est en général un endroit remarquable tel un pont ou une confluence (voir plus haut, site de marquage fréquent). Ce point doit être connu et répertorié grâce à un numéro unique attribué par le coordinateur départemental (avec ses coordonnées). Vous pouvez soit établir ces numéros au fur et à mesure des sites différents prospectés, soit établir par avance sur une carte au 1/25000 une liste des points de prospections à faire et compléter ensuite la liste au fil des nouvelles prospections.
    Une portion de cours d’eau de plusieurs centaines de mètres ou plusieurs kilomètres sans endroit remarquable peut bien-sûr être retenue comme site de prospection, mais vous devez décider néanmoins d’un point de départ.
  • Distances de prospection à partir du point de départ :
  • 1 rive accessible : 300 m en amont et 300 m en aval
  • 2 rives accessibles : 200 m en amont et 200 m en aval
    Sur une confluence, il faut prospecter les deux cours d’eau.
  • Périodicité : 2 fois / an, sinon 1 fois / an minimum
  • Périodes plus favorables :
  1. basses-eaux et temps sec (pour les épreintes)
  2. Après une chute de neige (pour les empreintes).
  3. Juillet, août et septembre sont jugées moins propices à la prospection.
  • Donnée : n’oubliez pas de noter toutes les informations de cette prospection (date, lieu précis et son numéro de site, résultat, coordonnées GPS précises de l’indice) afin de les transmettre au coordinateur départemental où de les saisir directement sous VisioNature.
    Si possible, photographier systématiquement les indices de présence trouvés s’il s’agit d’une première découverte. Il peut être très utile également photographier le site. Pour les empreintes, il faut obligatoirement avoir une échelle de référence sur la photo (l’idéal : une règle graduée en cm comme un mètre ruban).

Autres protocoles :
Le protocole standardisé (ci-dessus) peut être lourd à mettre en place, notamment lorsque la largeur des cours d’eau ou l’encombrement des berges ne permettent pas une prospection aisée.
Dans ce cas une prospection ponctuelle est préférable. Cela consiste à rechercher les indices sur une centaine de mètres autour d’un point d’intérêt. La rapidité de prospection et la multiplication des points visités permettent de compenser la faible distance de prospection. Cette méthode, couplée à un quadrillage, a été choisie par ASTERS en Haute-Savoie.