Répartition du Sonneur

Publié le mardi 13 août 2013


Présent en limite mériodionale de répartition, le Sonneur à ventre jaune est présent dans tous les départements rhônalpins mais il existe toutefois de fortes disparités.

Répartition du Sonneur à ventre jaune (état des connaissances en avril 2013)
Répartition du Sonneur à ventre jaune (état des connaissances en avril 2013)

Dans l’Ain

L’espèce est surtout présente dans le bassin genevois. Elle fréquente également les vasques de ruisseaux torrentiels : Albarine, Oignin, Valserine, Sémine, Séran.
Les stations de l’ouest du département sont plus dispersées et occupent des habitats temporaires (mares, ornières).
Notons que les campagnes de recherche spécifique permettent généralement de découvrir des populations (étude d’impact sur Etrez et prospections menées par le Syndicat du haut-Rhône).
Une ancienne donnée mentionne le Sonneur à 1400 m d’altitude sur la Haute-Chaine du Jura.

En Ardèche

Le Sonneur n’est connu que sur des cours d’eau. Au niveau du bassin versant de l’Eyrieux il est présent sur la Glueyre, l’Eyrieux, le Talaron, la Dorne et l’Eysse tandis qu’est moins présent sur le bassin de l’Ardèche (la Bourge et la Volane).
A hauteur de Glun, une population isolée est présente sur un affluent du Rhône : le Rioudard.
Enfin, en 2012, l’espèce a été découverte à 850 mètres d’altitude près d’Issarlès en limite de la Haute-Loire.

Dans la Drôme

Deux noyaux de populations principaux occupent ce département :

  • La forêt des Chambaran qui abrite une vingtaine de stations,
  • Le secteur de la Motte-Chalançon où différents milieux humides sont fréquentés jusqu’à 900 m d’altitude.

Il existe aussi des petites stations isolées :

  • Un torrent dans les baronnies,
  • Des jardins privés sur Crest et Die,
  • Autour du col du Grand-Bœuf.

En Isère

Les cours d’eau sont aussi exploités comme dans la vallée de la Romanche, la vallée du Rhône autour d’Avenières ou dans le Triève sur l’Ebron et la Vanne.
Étonnamment, aucune donnée n’est connu sur la forêt des Chambaran côté isérois bien que l’espèce soit connu côté drômois ou dans la forêt des Blache, secteur assez similaire).

Dans la Loire

Les données de présence sont dispersées sur le département, essentiellement sur la vallée de la Loire (sur certains affluents comme le Grangent et la Goutte de Plaigne) ou les premiers reliefs (Mont du Matin, Forez). L’espèce occupe des mares agricoles, des ornières forestières ou des cours d’eau.
Les études conduites autour du tracé de l’A89 ont révélé la présence d’importantes populations sur la Loire et le Rhône.

Dans le Rhône

Le Sonneur est très présent dans le vallon du Boussuivre.
Le reste des données est dispersé. Au nord du département l’espèce occupe des mares, des prairies humides et des ornières, parfois même au sommet des montagnes (crêt de la Murette, 830 mètres d’altitude)
Les vallons Rhodaniens semblent abriter quelques individus.
Enfin, le Sonneur est présent sur des carrières en exploitation ainsi que sur l’hippodrome de la Tour-de-Salvigny (et alentours).

En Savoie

La population savoyarde est importante mais globalement localisée dans les zones de plaine autour de Chambéry.
Un Sonneur a été observé au col de l’Epine à 1000 mètres d’altitude.

En Haute-Savoie

La population est également en plaine, autour d’Annecy, essentiellement dans des flaques et ornière forestières mais aussi dans des abreuvoirs agricoles, des jardins, des zones de sources ou des carrières (Sillingy).
Les données sur l’Arve ne remontent que jusqu’à Cluses. Il n’y a pas de données dans les zones montagneuses du département.