La rédaction de cette série d’articles est permise grâce à la convention annuelle entre la LPO AuRA – Loire et la Ville de Saint-Étienne.

L’action Piqu’en Loire a pour ambition de sensibiliser au hérisson d’Europe et de mettre en place des actions d’aménagements en faveur de ce mammifère « quasi menacé » dans les espaces verts de particuliers et de la ville.

Le hérisson d’Europe est classé depuis 2023 comme « quasi menacé » d‘extinction par l’IUCN, à la suite de la COP16 sur la biodiversité. Sa population est en déclin à l’échelle de l’Europe, principalement dans les zones rurales (Hubert et al., 2011; van de Poel et al. 2015, Williams et coll. 2018, Wembridge et coll. 2022).

Grâce à des données issues de programme de sciences participatives, il est possible d’estimer une diminution des populations comprise entre 16% et 33% entre 2010 et 2020 dans plusieurs pays du continent européen (IUCN). En revanche, le manque de données disponibles en France ne permet pas, à ce jour, d’établir une estimation fiable à l’échelle nationale.

 Illustration © Cécile Rousse pour l’OISEAU MAG Junior – plus d’information ici

Ce mammifère protégé (l’article L411-1 du code de l’environnement) se nourrit principalement d’insectes, de larves, de vers de terre, de limaces et d’escargots.

« Il peut manger occasionnellement des vertébrés comme des petits rongeurs, des amphibiens ou des reptiles, mais cela est assez rare et se fait au gré des rencontres. Il est possible de le voir consommer des œufs d’oiseaux, mais cela reste marginal. Le hérisson ne mange que très peu de végétaux. Il peut s’intéresser aux baies et fruits en période où les autres proies se font rares et uniquement lorsqu’ils sont tombés au sol. » (Mission hérisson LPO)

Il trouve refuge dans les haies, les lisières forestières, ainsi que dans les parcs et jardins, où il peut s’abriter et se protéger.

Outil pédagogique « Les amis du jardinier » de la malle La nature prêt de chez moi LPO AuRA – Illustration © Cécile Rousse – information sur l’OISEAU MAG Junior ici

Ses prédateurs naturels sont le blaireau, le hibou grand-duc, la buse variable et plus rarement le renard. Néanmoins, son principal prédateur reste l’humain. La perte et la fragmentation de son habitat réduisent ses possibilités de déplacement et complexifient l’accès à des ressources essentielles en toute sécurité. L’usage de pesticides, ainsi que le déclin des insectes, diminuent ses ressources alimentaires et peuvent également entraîner des intoxications. Le territoire du hérisson s’étend en moyenne sur 18 hectares, principalement en zones périurbaines. Il parcourt environ 1 kilomètre chaque nuit à la recherche de partenaire de reproduction ou de nourriture. Les collisions routières constituent également une grande source de mortalité.

« Cet animal étant protégé depuis 2007, Il est interdit de détruire, capturer, mutiler, enlever ou perturber les hérissons dans leur milieu naturel. Leur détention, transport, naturalisation, commerce (vente ou achat) et utilisation sont strictement interdits. » (Mission hérisson LPO)

Hérisson d’Europe © René Diez

Dans une démarche de sciences participatives, une base de données (Faune France et Mission Hérisson – LPO) a été créée et analysée. Parmi les 180 observations du hérisson d’Europe entre 2014 et 2024, plus de la moitié sont des individus morts : 27% vivants, 62% morts, 11% d’état indéterminé.

Les observations se concentrent principalement dans le bois d’Avaise, le parc de Montaud, le quartier Gaillard, le Cotonne et l’Etivalière.

Enfin, une cartographie a été réalisée dans le cadre de la convention annuelle avec la Ville de Saint-Etienne.

Envie d’agir pour le hérisson d’Europe ? Envie de découvrir les aménagements favorable à ce petit mammifère facilement dans son jardin ?

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Illustration © Cécile Rousse pour l’OISEAU MAG Junior – plus d’information ici

La rédaction de cette série d’article est permise grâce à la convention annuelle entre la LPO AuRA – Loire et la Ville de Saint-Étienne. L’action Piqu’en Loire a pour ambition de sensibiliser au hérisson d’Europe et de mettre en place des actions d’aménagement en faveur de ce mammifère « quasi menacé » dans les espaces verts de particuliers et de la ville.