Le 29 avril
Petit récapitulatif de la situation : après des suivis quasi journaliers menés depuis un mois et demi, un total de 5 individus a été pour la première fois recensé lors du comptage simultané du 8 avril : deux couples et un individu solitaire identifiés ! Les retardataires se sont fait attendre…
Sachant que la période de ponte théorique se situe autour du 27 avril, nous avons poursuivi la surveillance afin de mieux définir le territoire de chaque binôme et d’estimer la position du site de nidification.
Ainsi, le mercredi 29 avril, lors d’un nouvel affût réalisé par nos deux stagiaires remarquablement investis, le nid d’un des couples de courlis a été localisé ! Bien dissimulé dans les hautes herbes, il a été repéré grâce au relais de couvaison entre le mâle (qui couve la nuit) et la femelle, qui ont ainsi trahi la position du nid.
Le lendemain, nous avons donc organisé sa mise en défens. C’était LE moment crucial, puisque l’agriculteur prévoyait de faucher deux jours plus tard. Cette méthode de protection consiste à installer une clôture électrifiée délimitant une surface d’environ 25 m × 25 m autour du nid. Elle permet à la fois de signaler à l’agriculteur la zone à ne pas travailler pour préserver l’intégrité des œufs et la couverture herbacée et de limiter la prédation au sol.


Nous étions 13 mobilisés pour l’installation. Afin d’aller le plus vite possible et de limiter le dérangement, nous nous sommes réparti les tâches : des éclaireurs pour trouver et pointer le nid, deux équipes pour tendre les filets et fixer leur base afin de limiter le passage de la faune, un observateur en retrait pour suivre les déplacements des courlis dérangés ainsi que nos jeunes reporters pour documenter l’action. L’installation a été réalisée en 10 à 15 minutes, puis nous avons rapidement quitté les lieux pour permettre à la femelle de reprendre la couvaison, qui ne doit pas être interrompue trop longtemps. Un quart d’heure plus tard, nous l’avons observée de retour au nid !
Cette étape marque un moment important du suivi : merci aux bénévoles présents, ainsi qu’à tous ceux mobilisés depuis le début, qui rendent ce travail possible !
Mais ce n’est pas fini : il reste à vérifier que la couvaison se déroule correctement et que les poussins parviendront jusqu’à l’envol… ce qui est loin d’être évident. La surveillance du nid va donc se poursuivre jusqu’à la fin du mois de mai (durée d’incubation de 27 à 29 jours), notamment en observant régulièrement les relais de couvaison. Enfin, un second couple reste à suivre. Des accouplements ont été observés ces derniers jours : une nichée est donc possible… et donc à protéger !
Le mardi 17 mars
Nous étions 8 ce matin pour la prospection, dans le cadre du suivi de l’espèce : départ 8h,
circuit « standard » dans un sens pour un groupe et dans l’autre sens pour l’autre groupe. Nous nous croisons entre Marsan et Les Cheizes, qui semble être le milieu. Nous avons tous eu l’occasion d’admirer la chevêche d’Athena dans son murier en face des Cheizes lors de notre passage.
En synthèse Courlis, pour les deux groupes, nous avons au moins, 3 individus adultes, dont un couple et un
solitaire.

Nos observations vues du ciel :

Il est 11h30, notre boucle prend fin. Merci aux participants pour cette prospection commune et à bientôt.
Michel Wrzosek – Bénévole du groupe local Nord Ardèche de la LPO AuRA de Drôme Ardèche
Le 10 mars 2026
J’ai prospecté seul, dans le cadre du suivi, circuit « standard » pour moi : départ 7h, retour 12h. Temps couvert,
avec quelques gouttes. Réalisation des saisies sur le même principe que le carré « rapaces diurnes » : saisie à
chaque point d’observation de ce que l’on voit pour l’espèce. Cela a surpris, car on peut lire un cumul d’individus
de 9 ; ce qui n’est pas réaliste, lu sans analyse ! À priori, nous avons 3 individus ; 1 couple et un solitaire.


Couple vu à 10h30, pas tout à fait au même endroit ; le même qu’à 8h59 ?
Echange avec un habitant proche de la plaine de Marsan : il a vu au maximum 4 individus cette saison.
Michel Wrzosek – Bénévole du groupe local Nord Ardèche de la LPO AuRA de Drôme-Ardèche
Le 25 Février 2026
Après la réunion préparatoire du 4 février sur la protection du courlis cendré, les bénévoles surveillent et guettent avec impatience l’arrivée des oiseaux. Un premier individu, puis un deuxième, et un troisième sont repérés, notamment par Leon et Andrin, en stage pendant 13 semaines à la LPO .Ils passent leurs journées à observer, et à filmer, dans l’idée de faire un film sur ce suivi.
Les Courlis étant présents sur le secteur, un premier comptage simultané est organisé la 25 février. L’objectif : définir du mieux que possible le nombre d’individus. Postés sur différents points, bénévoles et salariés scrutent les champ, tendent l’oreille, pour localiser les individus.


3 individus repérés et observés longuement. Pour autant, il reste difficile de savoir vers quelle zone ils comptent s’installer pour faire leur nid.
La suite au prochain épisode !
Manon Faure – Volontaire en service civique