Samedi 18 avril 2026, le rendez-vous est fixé à 7h. Il fait 8°C, le ciel est bleu, 5 participants, 3 merles noirs.

Le cincle est déjà là sur la Deûme, … à l’heure !

©Michel Wrzosek

Le groupe est accompagné, le long du premier tronçon de la Deûme, par un troglodyte mignon et son chant puissant. Longtemps cherché, ils l’ont trouvé. Il donne l’impression de suivre les naturalistes !

Il faudra attendre le passage du «bâtiment pont» de MPH pour voir le second cincle. Il était immobile sous l’arche, rive droite.

©Michel Wrzosek

Il rejoint le nid, comme pour aller appeler sa seconde moitié. Le groupe retrouve les deux individus pour leur toilettage matinal dans le lit de la rivière. Lorsqu’il se trouvait en haut du viaduc de Pupil, l’un des individus était revenu à cette position.

Des bergeronnettes des ruisseaux sont présentes en aval du barrage, et même sur la main courante. Le niveau d’eau est à son maximum, le déversoir laisse couler un filet d’eau continu.

À première vue, le groupe n’observe qu’un canard colvert mâle à la surface de l’eau… puis deux. Il faut faire preuve de patience pour apercevoir d’autres oiseaux : trois milans noirs en migration vers le nord, trois geais des chênes dont un posé durant toute la durée de l’observation, trois pies bavardes et… un chant intrigue… bibibibibibi… Il faut attendre de voir l’oiseau pour reconnaître son cri : un grèbe castagneux mâle en plumage nuptial. Juste au-dessus, un martin-pêcheur d’Europe, également mâle (sans trace de rouge au bec), est posé sur un perchoir déjà connu lors de précédentes sorties.

Un même cliché permet d’immortaliser le castagneux et le martin-pêcheur.

©Michel Wrzosek

Le rossignol signale sa présence. Le groupe, ravi, peut poursuivre son chemin en direction du viaduc de Pupil. Quelques marches plus loin, le panorama s’ouvre, et la présence du cincle sous l’arche attire l’attention… puis la progression reprend.

À Pourrat, quelques moineaux domestiques accueillent le groupe.

Le long du bosquet, plusieurs observations :
un sceau de Salomon, un étourneau sansonnet en pleine activité de nourrissage…

Des insectes aux longues antennes attirent ensuite l’attention. Qui sont-ils ? En vol, puis posés…

Il s’agit d’adèles verdoyantes, probablement des mâles au vu de la longueur remarquable de leurs antennes — trois fois plus longues que leurs ailes (contre une fois et demie pour les femelles). Fait notable : elles sont, elles aussi, au nombre de trois, observées posées et en vol.

Sur le chemin, le groupe découvre le corps d’une taupe d’Europe : une observation marquée par une certaine tristesse.

Arrivé à Vidalon, aucun roitelet n’est aperçu dans les conifères, mais des choucas des tours occupent le clocher et les nichoirs, probablement en période de nidification.

Au pont sur la Deûme, une séquence animée met en scène les bergeronnettes des ruisseaux : becs bien garnis, elles disparaissent sous l’escalier.

©Michel Wrzosek
©Michel Wrzosek

En observant sans déranger, un comportement intrigue : elles arrivent le bec plein, comme pour nourrir, puis repartent avec leur nourriture. Se sentent-elles observées ? Surveillent-elles le groupe ? Par prudence, les naturalistes s’éloignent.

Direction Déomas… la montée se fait sentir… une pause s’impose au sommet. Le temps avançant, le groupe opte pour le passage par le viaduc afin de respecter l’horaire de fin. La remontée de la Deûme par la Via Fluvia permet encore d’observer deux cincles : l’un avant le tunnel des chauves-souris, l’autre au pont sous Vidalon, déjà lieu d’observation à l’aller.

Le groupe rejoint finalement les voitures, marquant la fin de la boucle.

Merci aux participants pour leur présence, et à bientôt.

Michel Wrzosek – Bénévole du groupe local Nord Ardèche de la LPO AuRA de Drôme-Ardèche