
Ces deux semaines ont été marquées par des conditions météorologiques très contrastées. La première a été dominée par un vent du nord, accompagné de températures particulièrement basses, tandis que la seconde a offert des conditions bien plus douces, avec des températures avoisinant les 20°C.
Lors de la semaine 9, l’activité a été extrêmement faible, au point que nous avons frôlé l’absence totale d’individus. Toutefois, un regain a été observé le dimanche 5 avril, avec la présence de plusieurs amphibiens dans les seaux. Trois espèces ont alors été recensées : le triton palmé, la salamandre tachetée ainsi que le crapaud commun/épineux.

La semaine 10, malgré une nette hausse des températures, n’a pas entraîné une forte activité. En effet, les amphibiens restent très dépendants des épisodes pluvieux pour leurs déplacements. Seuls un crapaud et une salamandre tachetée ont été sauvés.

Concernant les crapauds présents en France, deux espèces très proches coexistent : le crapaud commun et le crapaud épineux. Leur ressemblance est telle que des analyses génétiques sont parfois nécessaires pour les distinguer avec certitude. Leur répartition géographique diffère généralement, le crapaud commun étant davantage présent au nord-est du territoire, et le crapaud épineux au sud-ouest. Cependant, la Drôme se situe dans une zone de contact entre ces deux espèces. Il est donc possible d’y observer les deux, ce qui explique l’utilisation du terme « crapaud commun/épineux » dans les relevés.
Le nombre d’amphibiens observés dans les seaux est resté très faible au cours de ces deux semaines. Toutefois, d’autres espèces y ont été piégées, notamment des coléoptères. Parmi eux, nous avons identifié le carabe treillissé (Carabus cancellatus) ainsi que le carabe des bois (Carabus nemoralis). Tous les individus retrouvés ont été soigneusement extraits des seaux et relâchés vivants.

Côté chiffres, voici les résultats de captures que nous avons eu depuis le début du suivi :
- 19 Crapauds communs/épineux
- 34 Salamandres tachetées et 156 larves de salamandres
- 56 Tritons palmés
- 27 Tritons alpestres
- 79 Grenouilles agiles
- 77 Grenouilles rousses
- 4 Grenouilles vertes
Nous tenons à remercier les bénévoles pour leur participation, leur aide et leur motivation.
Si toi aussi tu souhaites faire partie de l’aventure, n’hésite pas à me contacter pour plus d’informations !
QUIZZ

1 – Grenouille agile (Rana dalmatina)
2 – Grenouille rousse (Rana temporaria)
3 – – Grenouille verte (Pelophylax))
Résultats du quizz de la gazette #4:
La réponse était la 3 – Pélodyte ponctué.
Le pélodyte ponctué ressemble à une petite grenouille. Le corps est svelte, les pattes sont longues, la tête porte un museau arrondi et des yeux saillants, le tympan est réduit mais distinct, et la pupille est verticale. La peau relativement lisse et brillante, montre de petites verrues.
Le pélodyte ponctué est terrestre, mais se tient principalement à proximité de l’eau. On peut le rencontrer en des lieux très variés : bord des mares ou des ruisselets, dans les champs…
C’est une espèce protégée, dont la reproduction a lieu en mars et avril, l’amplexus est lombaire, et la ponte peut compter 1000 à 1600 œufs groupés en cordons qui souvent se fragmentent en grappes ; ils sont fixés aux plantes aquatiques ou aux rameaux immergés.
Le pélodyte est présente en France, dans le sud-ouest de l’Europe, on peut le trouver dans la Drôme.
