Le repérage des hirondelles et martinets dans les fermes a été très fructueux pour les bénévoles du groupe local de l’Ay au Doux. C’est une belle colonie qu’ils ont découvert à Vaudevant. Plus de 40 nids d’Hirondelles rustiques, une bonne vingtaine de nids d’Hirondelles de fenêtre et des Martinets noirs. Le ciel est très animé devant la grange ! Le sol aussi d’ailleurs… des poules, des canards, des pintades et même des paons.
Elsa, chercheuse, est bagueuse diplômée, elle a donc les autorisations nécessaires pour baguer les oiseaux et notamment les Hirondelles rustiques, espèce protégée. Le groupe local s’est donc joint à elle lors de l’une de ses missions de baguage.
C’est un groupe de quatre bénévoles qui l’accompagnent aujourd’hui à la ferme et c’est mission baguage et inventaire des nids. Pendant qu’une équipe armée d’un rétroviseur sur perche (technologie chinoise) et d’un escabeau s’en va inspecter les nids, l’autre groupe installe un grand filet de 18m sur un côté de l’étable et un de 6m devant la porte. Le traquenard infernal !!!

Et ça marche, les premières Hirondelles se prennent dans les mailles et finissent dans des pochons en tissu en attendant de recevoir leur bague. Une fois démaillées, elles sont baguées, Elsa les sexe (plaque incubatrice ou pas…), prise de quelques mesures, elles sont pesées (autour de 17g) et, pour ne pas les reprendre tout de suite dans les filets, elles attendent dans un carton. Les bagues sont fournies par le Muséum, elles sont très légères pour ne pas gêner les oiseaux. Elles comportent un numéro unique que l’on note avec les caractéristiques de chaque oiseau bagué.
Puis retour aux filets pour voir s’il y a de nouvelles captures. L’opération aura duré un peu plus d’une heure et 17 Hirondelles auront été capturées dont une déjà baguée en France et dont le numéro de bague va être envoyé au Muséum National d’Histoire Naturelle pour en savoir plus.



Mais à quoi ça sert de baguer les oiseaux ?
«Le baguage est la principale méthode pour suivre les oiseaux dans leur environnement naturel.
Il permet d’étudier les mouvements des populations, leur évolution démographique, leurs voies de migration, leurs zones de nidification et celles d’hivernage, ainsi que leur longévité.» (MNHN)
Pour en savoir plus : https://crbpo.mnhn.fr/
Un grand merci à tous les bénévoles qui ont participé à cette double opération, et surtout au propriétaire du lieu, qui accueille volontiers tous ces oiseaux chez lui et nous permet d’acquérir des connaissances locales sur ces espèces en déclin.


Yvan – Bénévole du groupe local de l’Ay au Doux de la LPO AuRA de Drôme-Ardèche
photos : Monique et Yvan