Appel à dons 2014 pour les oiseaux migrateurs en Rhône-Alpes

Publié le lundi 28 avril 2014


Déjà 6 700 euros données pour les oiseaux !
Grâce à vous, le suivi des oiseaux migrateurs est prolongé jusqu’au 15 mai au col de l’Escrniet (Ardèche). Les ornithologues vous attendent pour vous faire admirer le ballet des oiseaux et vous renseigner sur la migration.
Vous pouvez contribuer vous aussi.

Les oiseaux migrateurs sont mal protégés en France !

La migration offre un spectacle grandiose qui fait partie de notre culture et de notre patrimoine naturel. Le retour des oiseaux annonce le début du printemps et apporte un message positif en symbolisant le retour des beaux jours et de la vie dans nos campagnes. Leur départ à l’automne marque l’entrée de l’hiver.

Ce va-et-vient annuel entre les aires de reproduction et les aires d’hivernage est rythmé par les saisons.

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La région Rhône-Alpes est située sur une voie de migration importante pour toute l’Europe. Chaque année, des centaines de milliers d’oiseaux passent dans le ciel de la région.

La LPO est présente sur plusieurs sites majeurs (Col de l’Escrinet, Belvédère de Pierre-Aiguille, Hucel, Défilé de l’Ecluse, Barracuchet, les Conches, Andance…) depuis 1966. Elle a donc un rôle historique dans le suivi de la migration.

Aujourd’hui encore, tous les oiseaux migrateurs ne sont pas protégés. Certaines espèces migratrices sont chassées en France avant de rejoindre les pays voisins européens où elles bénéficient d’une protection importante. Même les espèces en mauvais état de conservation sont chassées. C’est le cas par exemple de l’alouette, des grives, de la nette rousse ou du canard chipeau.

Cette année, le pigeon ramier était chassable jusqu’au 20 février en Ardèche et deux pigeons ont été tirés le dernier jour sous les yeux des observateurs salariés qui suivaient la migration au col de l’Escrinet.

En effet, la France ne respecte toujours pas :

  • la Directive Européenne Oiseaux qui préconise la protection des oiseaux en migration vers leur lieu de nidification,
  • le rapport « LEFEUVRE » de 1999 qui précise que la période permettant d’assurer la plus grande sécurité des oiseaux migrateurs et oiseaux d’eau pendant leur migration prénuptiale et leur reproduction s’étend du 31 janvier au 1er octobre.

Pourquoi compter les oiseaux migrateurs ?

L’identification et le comptage des oiseaux migrateurs en des points de passage stratégiques demeurent une méthode indispensable et pertinente. Elle permet d’étudier les variations d’effectifs dans les flux de migration d’une année sur l’autre ce qui renseigne sur l’état de santé des populations d’oiseaux migrateurs. Elle permet de découvrir de nombreux aspects méconnus de la vie des oiseaux. Cette connaissance constitue une base solide pour toute évaluation patrimoniale. Les données engrangées durant les nombreuses heures d’observation apportent des informations essentielles sur le phénomène de la migration.

Le suivi de la migration est une opération coûteuse

Il nécessite le concours d’ornithologues professionnels, compétents dans le domaine de la migration. Leur rôle est non seulement de compter les oiseaux, mais aussi d’organiser l’étude, d’encadrer les bénévoles et de recevoir le public sur les sites.

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Appuyés par des bénévoles les week-ends, la présence de ces salariés permet de garantir la continuité et la régularité du suivi. Quotidiennement, les données recueillies sont mises en ligne sur www.migraction.net.

En 2014, l’effort est porté sur le suivi au col de l’Escrinet du 1er février au 15 avril et au Défilé de l’Ecluse du 15 juillet au 30 novembre Un troisième site pourra aussi être compté : le Hucel du 25 février au 30 mai.

Vous pouvez nous rendre visite sur tous les sites de Rhône-Alpes pour découvrir le merveilleux spectacle de la migration. Les plans d’accès sont disponibles sur www.migraction.net.

Je soutiens l’étude et la protection des oiseaux migrateurs !

Le programme régional de suivi de la migration coûte 45 000 € en 2014. Les dons reçus serviront à payer les salariés, à couvrir leurs frais de logement et de déplacements. Ils permettront aussi d’engager les contentieux suite à d’éventuelles infractions (braconnage notamment).


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