Rougequeue noir

Publié le mardi 28 octobre 2008 -->


Identifier le Rouge-queue noir

Le Rouge-queue noir ou Rossignol des murailles (Phoenicurus ochruros) est un petit oiseau partiellement migrateur très répandu, de la famille des Muscicapidés.

Rougequeue noir, photo Rémi RUFER © 2008

Description

Rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros)
  • Corps allongé.
  • Ailes assez longues, larges à la base et légèrement pointues.
  • Queue assez longue, carrée ou un peu arrondi
  • Mâle gris-noir, avec la face, les joues et la poitrine noires (partie la plus foncée de son corps), ailes brun-noir avec une zone blanchâtre, croupion roux, queue rousse avec une barre longitudinale brun foncé au centre.
  • Femelle brun-gris foncé, croupion et queue comme le mâle.
  • Jeune comme la femelle, maismoucheté de brun-noir
  • Bec assez long, droit et mince, noir.
  • Pattes noires, assez longues et fines.
  • Oeil brun foncé.
  • Longueur totale de 14.5 cm.
  • Envergure de 23 à 26 cm.
  • Poids de 14 à 18 g.
  • Le mâle a le plumage gris-noirâtre avec la calotte grise et une tache blanche sur l’aile, une queue orange brique, les sous-caudales et le croupion roux.
  • La femelle est plus terne que le mâle, avec un plumage uniforme gris-brun cendré, le roux est inexistant chez elle. Sa poitrine grisâtre est légèrement striée de foncé.
  • Le juvénile de 1ère année ressemble à la femelle, sauf que son plumage est légèrement plus brun et tacheté, et n’a pas de blanc sous les ailes. Ensuite à partir de son second automne il ressemble aux adultes.

Comportement

  • Oiseau diurne, solitaire.
  • Il est très peu craintif et la proximité de l’homme ne le gêne pas.
  • Lorsqu’il se tient perché il agite sa queue d’une façon très saccadée.
  • À terre, il se déplace en sautillant, et il bouge en permanence.
  • Lorsqu’il est excité ou énervé, il lance des cris brefs, s’accroupit et agite sa queue nerveusement.
  • Il défend beaucoup son territoire et en chasse les intrus, y compris les individus de sa propre espèce.

Habitat

  • Étant originaire des régions de montagne, ou les éboulis lui offrent de nombreux abris, il recherche des lieux pour vivre lui rappelant son habitat d’origine.
  • Terrains caillouteux accidentés falaises et escarpements rocheux, éboulis, murs et tas de pierres.
  • Recoins divers aux abords des habitations.
  • Aussi dans les garages et étables, jusque dans les villes

Alimentation

  • Il se nourrit exclusivement au sol, et se perche volontiers sur les rochers et des toits.
  • Il consomme principalement des insectes terrestres, mais aussi des fruits et graines, des baies en automne.
  • Ses terrains de chasse préférés se situent aux alentours des étables et des puits, car il y trouve quantités d’insectes et de larves.
  • Lorsqu’il niche sur des rivages côtiers, il est très friand de minuscules crustacés.

Migrations

  • Il est présent en France toute l’année, mais hiverne plus sporadiquement dans la moitié NE de la France.
  • Les oiseaux français migrent pour passer l’hiver en Espagne et en Afrique du Nord.
  • Tandis que les oiseaux du Nord de l’Europe nichent pour certains en France.

Chant et cri

  • Il est souvent dressé sur un fil, un toit, ou un rocher bien en évidence et y chante en gonflant les plumes de sa poitrine, basculant la tête en arrière lors de la note finale.
  • Il chante en quasi permanence lors de la période nuptiale.
  • Son chant est rapide et bref, pas très musical, c’est un "tsitsitseri" suivi d’un bruit de papier froissé et pour finir un "tsiatsia". Il comporte une série de notes détachées, puis un passage grésillant caractéristique terminé par 2 ou 3 notes aiguës "tsiatsia", "titititt".
  • Il chante en hauteur sur les toits, la cime des arbres ou les antennes.
  • Son cri est un "tsip" très bref ou un "tictictic" incisif et rapide.

Reproduction

  • Le rouge-queue revient chaque année pour nicher mais construit systématiquement un nouveau nid.
  • Il construit (à partir de mars) un nid d’herbes sèches et de mousse, garni de plumes, dans toutes sortes de cavités : trou de rocher ou de mur, ou sur un replat (poutre...) entre 1 et 4 m du sol, derrière les gouttières et dans l’encadrement des fenêtres, dans un nichoir.
  • Deux ou 3 pontes par an, de fin avril à début juillet, composées de 4 à 6 oeufs, incubés par la femelle pendant 13 à 17 jours.
  • Oeufs blancs et parfois parsemés de taches brun-rouille d’environ 20 mm de long
  • Les poussins possèdent à l’éclosion seulement un léger duvet gris foncé épars sur le dos.
  • Les jeunes nidicoles quittent le nid à 12 - 19 jours et restent cachés au sol

Remarques

  • On le trouve dans toute l’Europe excepté au-dessus du cercle polaire (bien que quelques individus égarés aient été aperçus en Islande), et dans toute l’Asie, sauf en Asie du sud-est et au Japon. À l’automne les espèces nordiques migrent vers le bassin méditerranéen pour passer l’hiver. Quant aux individus d’Europe occidentale, ils sont sédentaires.
  • En vol, on peut parfois discerner des plumes blanches sur les ailes.
  • Cet oiseau se reproduit dans toute la France, jusqu’à 2700 m d’altitude (c’est l’un des oiseaux qui possède la plus grande amplitude d’altitude).
  • Avant l’accouplement les individus de chaque sexe effectuent des sortes de danses aériennes. La plupart des rouges-queues sont monogames, mais il est arrivé que certains mâles aient deux femelles.
  • Le Rouge-queue peut vivre jusqu’à 8 ans, 10 ans au maximum.

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Rougequeue noir, photo Rémi RUFER © 2008
Rougequeue noir, photo Rémi RUFER © 2008
Rougequeue noir, photo Rémi RUFER © 2008