Orvet fragile

Publié le mardi 28 octobre 2008 -->


Identifier l’Orvet fragile

C’est le seul Lézard sans pattes d’Europe, ne pas le confondre avec un serpent.

Description

Orvet fragile (Anguis fragilis)
  • Lézard sans pattes au corps long et lisse.
  • Longue queue ne se distinguant pas du tronc.
  • Peau lisse et brillante.
  • Tête courte, à museau arrondi, cou non apparent.
  • Petit oeil, protégé par un paupière mobile.
  • Le tympan est caché sous des écailles.
  • Dos brun jaunâtre, gris plomb ou cuivré, uni ou avec une ligne vertébrale noirâtre.
  • Femelle : Flancs brun-noir et ventre gris ardoise, avec des bandes longitudinales le long du corps, plus courte que le mâle.
  • Mâle  : Face ventrale jaunâtre, et parfois tacheté de bleu sur la partie antérieure du corps.
  • Longueur 30 à 40 cm, exceptionnellement jusqu’à 52 cm pour la femelle.

Comportement

  • Animal diurne par temps pluvieux surtout, et crépusculaire s’il fait chaud.
  • Il s’expose parfois au soleil mais se réchauffe plutôt sous des pierres ou des tôles ensoleillées.
  • Inoffensif, il ne cherche jamais à mordre.
  • Il s e déplace lentement.
  • L’orvet a la faculté d’autotomie : il peut perdre un bout de sa queue face à un prédateur. La nouvelle queue est plus sombre et rigide, mais surtout bien plus courte. Elle ne dépasse généralement pas 2 ou 3 cm. Une seconde autotomie n’est généralement plus possible.

Habitat

  • L’orvet se rencontre dans des terrains ensoleillés et légèrement humides couverts de végétation basse et broussailleuse, également dans des lieux relativement secs et rocailleux.
  • Prairies, jardins, vergers, friches, broussailles, talus de route et de chemin de fer, éboulis, carrières...
  • Il s’accommode bien de la proximité de l’habitat humain (parties ombragées de jardins, haies).
  • Il se réfugie sous des tôles métalliques ou des sacs en plastique où l’humidité relative est très proche de la saturation.

Alimentation

  • L’Orvet consomme des limaces, vers de terre, chenilles et autres larves d’insectes, des araignées, cloportes et petits escargots.
  • On le rencontre donc là où les invertébrés sont nombreux, en particulier dans les ordures, où se trouve de la nourriture en décomposition.

Hibernation

  • L’Orvet hiverne d’octobre à mars dans le sol, ou dans une galerie de rongeur, souvent en groupe.
  • Pendant les périodes de repos, on trouve souvent l’Orvet sous des vieux cartons, des plastiques ou dans des galeries de rongeurs. Quelquefois, la galerie sera creusée par ses propres soins.
  • L’hivernation se pratique également dans ce type de terrier qui peut avoir jusqu’à 70 cm de profondeur, refermé par de la terre ou de la mousse.
  • Il peut également passer l’hiver dans un tas de fumier, ou sous tout autre abri assurant la chaleur nécessaire.
  • Il lui faut surtout un grand calme.
  • Les hivernations de masse pouvant comporter jusqu’à 100 individus ne sont pas rares.

Reproduction

  • Espèce ovovivipare.
  • Les accouplements ont lieu en mai, après des combats entre mâles.
  • Les oeufs se développent dans le corps de la mère, durant 11 à 13 semaines
  • Naissance des 6 à 24 jeunes de mi-août à mi-septembre, qui sortent de leur enveloppe quelques minutes après la ponte (ils mesurent de .6.5 à 10 cm de long).
  • Grande longévité (maximum connu 54 ans).

Remarques

  • Les Orvets (Anguis) forment un genre de lézards sans pattes dont on rencontre les espèces de l’Europe à la Russie et dans quelques pays plus au sud comme l’Iran, la Turquie, l’Algérie…
  • Durant longtemps on a considéré qu’il n’existait qu’une espèce d’Orvet.
  • Animal présent partout en France, jusqu’à 2000 m d’altitude, mais moins commun dans le Sud-Ouest.
  • Espèce inoffensive mais parfois confondue avec un serpent et détruit (bien que protégé).