Bruant jaune

Publié le mardi 28 octobre 2008 -->


Identifier le Bruant jaune

Le Bruant jaune (Emberiza citrinella) est un petit passeriforme appartenant à l’ancienne famille des Emberizidae, actuellement incluse dans les Fringillidae.

Description
Le Bruant jaune se reconnaît bien sûr à son plumage jaune, mais sa présence est souvent trahie par son chant caractéristique qui ressemble à l’introduction d’une symphonie de Beethoven bien connue.

Bruant jaune

  • Corps élancé, tête ronde.
  • Ailes assez longues et pointues.
  • Queue longue et peu échancrée, brun noir, bordée de blanc sur les côtés
  • Mâle à tête jaune vif rayée d’olive dessus et sur les côtés, dessous jaune vif , teinté de roux à la poitrine et aux flancs, striés de brun noir.
  • Femelle moins jaune, plus fortement rayée à la tête et dessous.
  • Bec conique assez épais court et pointu de granivore, gris bleuté.
  • Pattes brun rosé assez courtes et fines.
  • Longueur totale 16 à 17 cm
  • Envergure 26 - 27 cm
  • Poids 20 à 35 g

Habitat
Dans les prairies et pâturages, cultures entrecoupés de haies et buissons.

Comportement

  • Cet oiseau est commun dans les campagnes semi-ouvertes, où il se perche fréquemment sur les piquets de pâtures.
  • Grégaire en dehors de la saison de reproduction, avec des Pinsons, Moineaux, Verdiers...
  • Diurne
  • Plus bocager que le Bruant zizi, il chante souvent perché sur un arbre.

Alimentation

  • Se nourrit surtout au sol où il glane les grains, le long des chemins, dans les chaumes et les champs fraîchement ensemencés.
  • Les céréales constituent une bonne part de l’alimentation du Bruant jaune.
  • Les petites graines d’une foule de plantes lui fournissent aussi une provende abondante.
  • Ponctuellement, les baies et les jeunes pousses vertes lui offrent un appoint.
  • Au printemps et en été, son régime alimentaire est largement complété par la consommation d’insectes et de petits arthropodes (araignées surtout).

Migrations

  • Il est présent en France toute l’année, en partie sédentaire mais erratique et transhume à la mauvaise saison.
  • Des oiseaux du NE, du Bénélux et d’Allemagne viennent hiverner dans le Sud de la France d’octobre à mars.

Chant et cri

  • On n’en souvent souvent pas le début, mais il se termine par une longue note très aiguë, et c’est au moment où on perçoit cette dernière note qu’on se rend compte de sa présence dans les parages.
    Ti ti ti ti ti ti Tii Tuuuuuu
  • Le chant facile à reconnaître ressemble au début d’une symphonie de Beethoven.

Il se distingue de celui du Bruant zizi par l’existence d’une ou plusieurs notes finales longues et appuyées "tsi-tsi-tsi-tsi-tsi....hi-tîîh". D’autre part la tonalité est en général montante au lieu d’être fixe.

Reproduction

  • Nid de brindilles, d’herbes sèches et de mousse garni d’herbes fines et de crin, placé bas (< 50 cm).
  • Deux ou trois pontes par an, de 3 ou 4 ouefs, incués par la femelle seule 11 à 14 jours.
  • Les jeunes nidicoles quittent le nid à 9 - 14 jours.

Remarques

  • Il se reproduit jusqu’à 1500 m en France.
  • Présent partout en hiver sauf en altitude et en Corse.

Bruant jaune, photo CORA Bruant jaune, photo CORA Bruant jaune, photo CORA