Hibou des marais

Publié le mercredi 27 février 2008


Hibou des marais Asio flammeus

Synonyme : Hibou brachyote

Angl. : Short-eared Owl
All. : Sumpfohreule
It. : Gufo di palude

Espèce holarctique, le Hibou des marais occupe en France de façon très sporadique la moitié nord du pays. Ses faibles effectifs sont répartis dans quelques zones privilégiées et semblent en légère diminution depuis une vingtaine d’années (Glutz Von Blotzheim et Bauer 1980, Baudvin 1991).

En région Rhône-Alpes, l’espèce s’est reproduite avec certitude à 5 reprises au cours du XXième siècle : nid avec 7 poussins et 1 oeuf infécond le 3 mai 1964 à Arthun (42), nourrissage de 3 jeunes le 18 juin 1972 à Dizimieu (38), nid contenant 5 jeunes en Dombes le 28 juin 1975 (01), 3 jeunes éclos depuis 3 semaines le 27 juin 1979 en Valbonne (01) et couple avec un second mâle adulte non apparié et 3 poussins du 27 avril jusqu’en juillet 1993 en Valbonne (01).

Le Hibou des marais est donc un nicheur occasionnel dans la région Rhône-Alpes, qui se trouve en dehors de la limite de son aire de répartition habituelle en France. L’espèce semble nicher dans la région à la faveur de pullulations de rongeurs (principalement des campagnols) ou de déplacements de populations à la suite de mauvaises années de reproduction dans les pays septentrionaux. 1964, par exemple, semble avoir été une bonne année de reproduction pour cette espèce à l’intérieur des terres, de même que 1997 (Michelat 1997).

A l’automne, les années favorables, les premiers hiboux des marais (migrateurs et hivernants) apparaissent en octobre ou novembre (observations précoces : un individu le 9 septembre 1990 à Grignan - 26, et un le 24 septembre 1989 au col de Bretolet - 74). Les hivernants sont généralement signalés dans la moitié nord de la région, rarement au sud. Si l’espèce était régulière en hivernage autrefois, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Le Hibou des marais est donc d’apparition rare en Rhône-Alpes et le Comité d’Homologation Régional recueille les données concernant ce Strigidé.

Alexandre Renaudier