Faucon kobez

Publié le mercredi 27 février 2008


Faucon kobez Falco vespertinus

Angl. : Red-footed Falcon
All. : Rotfussfalke
It. : Falco cuculo

Faucon kobez, photo Rémi RUFER © 2008

Le Faucon kobez est une espèce paléarctique orientale. En Europe, il niche régulièrement de la Hongrie à l’ouest jusqu’à la Russie. Des reproductions ponctuelles ont eu lieu, en Allemagne et en Suède notamment. En France, les premiers cas certains de nidification se sont produits en 1993 en trois endroits différents : en Vendée (3 jeunes à l’envol - Portier 1994), dans les Bouches-du-Rhône (échec - Pilard et Roy 1994) et dans la plaine de Bièvre (38 - 3 jeunes à l’envol - de Sousa 1994). La région Rhône-Alpes peut donc s’enorgueillir d’avoir accueilli l’une des deux reproductions réussies de cette espèce dans notre pays. Ce début prometteur n’a malheureusement eu aucune suite, jusqu’en 1997 au moins (de Sousa in Sériot 1999).

En 1993, le couple de la plaine de Bièvre a été observé à partir de la mi-mai dans un secteur cultivé et riche en haies. La ponte a eu lieu entre le 10 et le 15 juillet. L’envol s’est échelonné du 10 au 15 août, suivi de l’émancipation une semaine plus tard (de Sousa 1994). Le passage prénuptial se révèle de très loin le plus important : 186 citations réparties entre le 14 avril et le 28 juin sur 32 années entre 1961 et 1992. Il culmine très nettement en mai (39, 44 et 54 citations pour chacune des trois décades contre 11 pour la dernière d’avril et la première de juin) ; la plaine de l’Ain constitue alors un lieu d’étape traditionnel. Le plus grand groupe observé en Rhône-Alpes comprenait 11 oiseaux le 5 mai 1996 à Ceyzérieu (01).

A l’automne, l’observation du Faucon kobez reste exceptionnelle en Rhône-Alpes et n’a donné lieu qu’à 7 citations de 1961 à 1992, réparties du 15 août au 30 octobre.

La connaissance future du statut de l’espèce passe par le suivi attentif des oiseaux “ attardés ”, notamment au mois de juin. Cet effort de prospection, nécessaire au niveau national (Sériot 1999), permettra aussi d’affiner nos connaissances régionales.

Texte : Jean-Baptiste Crouzier
Photo : Rémi RUFER
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