Alouette calandrelle

Publié le mardi 26 février 2008


Alouette calandrelle Calandrella brachydactyla

Angl. : Short-toed Lark
All. : Kurzzehenlerche
It. : Calandrella

Cette Alouette connaît une assez vaste répartition dans le sud de l’Europe, essentiellement autour du bassin méditerranéen et dans le sud de la Russie, au Maghreb et au Proche-Orient. Dans notre pays, elle est présente en Provence, dans le Languedoc, sur les Causses et, plus localement, dans le Gers, le long du littoral atlantique de la Vendée au Morbihan, dans l’Orléanais et la Beauce (Olioso in [N]). Si la Calandrelle remonte la vallée du Rhône jusqu’aux portes de Rhône-Alpes dans le Vaucluse et le Gard, aucune preuve de reproduction n’a jamais été recueillie dans notre région.

Presque toutes les mentions récentes proviennent d’une zone agricole d’environ 100 ha située sur la commune de Château-Gaillard (01) : 1 le 1er mai 1990, 1 le 9 mai 1995, 2 le 15 mai , 1 du 16 au 20 mai, cris entendus le 27 mai 1996. Cette zone, très plate, essentiellement cultivée en maïs et tournesol avec quelques prairies, est entourée de chemins empierrés sur lesquels ont été effectuées la plupart des observations. A noter également sur l’aérodrome de Visan dans l’enclave de Valréas (26) un chanteur le 17 mai 1990..

Durant l’enquête atlas, deux mentions ont été effectuées en 1997 dans l’Isère : un oiseau dans un labour à St Etienne de St Geoirs le 27 avril et un oiseau, toujours dans un labour, le 19 mai à St Etienne de Crossey. Une seule mention automnale est connue : 3 ou 4 à Pérouges (plaine de l’Ain - 01) le 7 septembre 1996.

Plusieurs hypothèses peuvent être avancées pour expliquer ces apparitions rhônalpines. Au printemps, le dépassement vers le nord de l’aire normale de répartition ( = overshooting) est bien connu chez de nombreux passereaux. On peut aussi penser que les sites mentionnés précédemment soient des haltes migratoires, au moins occasionnelles, pour les calandrelles se reproduisant en Suisse voisine depuis 1992. Enfin, on ne peut exclure que des couples isolés ou de petites populations nidificatrices passent inaperçus dans notre région. La prospection systématique des sites rhônalpins paraissant favorables à cette espèce pourrait réserver quelques surprises.

Alain Bernard