Préparation pour la publication d’un atlas des mammifères de Rhône-Alpes - Bilan 2015

Publié le lundi 30 mai 2016 -->


Contexte et objectifs

En 1984, la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères a publié un atlas des Mammifères Sauvages de France. En 1997, la FRAPNA publiait l’atlas des mammifères sauvages de Rhône-Alpes. Depuis ces parutions, les connaissances ont fortement progressé et il devient nécessaire de faire un état des lieux régional et même national. En Rhône-Alpes, il existe quelques publications traitant de certains groupes (par exemple Faugier, 2012 ; Muséum de Grenoble, 2012). Un atlas régional sur les chauves-souris a été publié en mars 2014 par la LPO Rhône-Alpes. Le présent projet concerne tous les mammifères sauvages de Rhône-Alpes hormis les chauves-souris.
Un premier groupe s’était réuni le 16 octobre 2012 afin d’organiser une réflexion concernant un futur atlas mammifère en Rhône-Alpes. Il a alors été décidé que l’atlas serait coporté par la LPO Rhône-Alpes et l’Union régionale des FRAPNA avec un pilotage de l’étude de préfiguration par la LPO.
Depuis, la LPO a intégré le projet d’atlas des mammifères sauvages à son programme d’actions en faveur de la biodiversité en Rhône-Alpes pour la période 2014-2016. Un nouveau groupe de travail, composé de membres et salariés de la LPO et de la FRAPNA a été constitué pour piloter la réalisation de ce nouvel atlas des mammifères.
En 2014, l’action est mise en place en trouvant un fonctionnement et un réseau. En 2015, le travail a été axé sur l’animation de ce réseau et les réflexions à mener pour ce projet.

Moyens et résultats

Il a été décidé de travailler sur les dix dernières années. Parmi les 180 826 données mammifères disponibles dans la base de données régionale, 163 610 sont enregistrées entre 2004 et 2015 soit près de 90 % du jeu de données.

Afin d’optimiser les prospections et connaissances, il est primordiale, dans un premier temps, d’animer le réseau naturaliste régional sur le thème des mammifères sauvages et, deuxièmement, d’orienter les efforts de prospections en fonction des lacunes géographiques et spécifiques afin d’améliorer nos connaissances.

1. Animer le réseau
Afin d’animer et d’informer le réseau naturaliste, plusieurs actions ont été menées :

  • Des conférences en Isère et dans la Loire
  • Un weekend de formation mammifère dans le Pilat
  • Lancement d’une enquête participative sur les petits mammifères de nos jardins (avril 2016)
  • Lancement de la première consultation du comité technique (avril 2016)
  • Consultation en ligne de l’état des connaissances mammifères en version atlas (avril 2016)

2. Orienter les prospections
Afin d’orienter les prospections, le tableau ci-dessous indique les lacunes géographiques et spécifiques sur chacun des départements de Rhône-Alpes :

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Des études ont été menées sur le département de l’Ain afin de mettre en œuvre des techniques de prospection et montrer leur efficience :

  • Deux mailles de 10*10 km ayant moins de 250 observations sur les dix dernières années sont choisies en Bresse. En deux jours passés sur chacune d’entre-elles, les mailles sont passées de 9 à 20 espèces connues en augmentant considérablement le nombre d’observations.
  • Pour la 4ème année consécutive, la LPO a encadré des étudiants de la Licence Professionnelle ATIB (Analyse et techniques d’inventaire de la Biodiversité) de l’Université Claude Bernard (Lyon 1). Le sujet 2015 était porté sur les différentes méthodes de prospection des 4 micromammifères protégés en Rhône-Alpes.

Perspectives

Au cours de l’année 2015, le travail de fond est porté sur le développement du projet, en prenant en compte certaines opportunités, ainsi la modélisation de données et un support numérique sont à étudier. Les coordinateurs ont aussi poursuivi l’animation du réseau en étudiant de nouveaux outils de prospections et en organisant des formations et des conférences, certains d’entre eux produits en 2015 seront lancés au cours de l’année 2016.

En 2016, un travail est à mener sur les objectifs des analyses la base de données et les partenariats à mettre en place. Il faudra coordonner la rédaction d’une monographie type afin d’alimenter la restitution cartographique en ligne d’informations sur chacune des espèces.